LES RESOLUTIONS CITOYENNES

La désinformation ne connaît pas de frontières : elle est devenue une arme diplomatique utilisée par les puissances en guerre. La réponse doit être internationale, et les citoyens doivent y prendre part.

1. Une agence internationale contre la désinformation. Nous demandons une agence mondiale qui centralise le travail de vérification des ONG et des associations internationales.

2. Un sommet citoyen à l’échelle internationale. Nous en posons la première pierre avec un atelier régional à Dakar en 2026 / 2027.

L’eau devient une ressource sous tension, et son coût pèse inégalement selon les territoires. La préserver exige d’investir et de décider ensemble.

3. Retenir l’eau là où elle tombe. Nous demandons de développer l’hydrologie régénérative, pour que les sols et les paysages stockent l’eau naturellement, avec un financement dédié.

4. L’égalité face au coût de l’eau. Nous demandons un mécanisme de péréquation entre collectivités rurales et urbaines, dont les coûts de réseau sont très différents. Ce que ça change : aucun territoire ne paie seul le prix de son réseau.

5. L’eau, une décision partagée. Nous demandons d’ouvrir la gouvernance des bassins versants aux agriculteurs, aux citoyens, aux collectivités et aux acteurs économiques et touristiques. Ce que ça change : des solutions construites avec tous ceux qui dépendent de l’eau.

Les réseaux sociaux sont devenus des médias de masse sans en assumer les responsabilités. Entre l’anonymat et des algorithmes opaques, la confiance dans l’information est fragilisée.

6. Pas de compte sans identité vérifiée. Nous demandons que toute inscription sur un réseau social passe par une vérification d’identité sécurisée.

7. Les algorithmes sous contrôle. Nous demandons que les algorithmes des réseaux sociaux soient contrôlés et que ces plateformes soient évaluées comme des médias.

8. L’éducation à l’information au programme. Nous demandons un enseignement scolaire consacré à l’information et à l’usage des réseaux sociaux.

La défiance envers les institutions progresse. Les citoyens veulent être associés aux décisions, pas seulement consultés une fois tous les cinq ans.

9. Pour un “Ministère des Citoyens”. Instaurer une méthode obligatoire de co-construction démocratique imposant 6 mois de concertation préalable avec le terrain et la société civile organisée pour l’élaboration de toutes les grandes réformes et lois du quinquennat.

10. Banque publique de la démocratie. Créer une banque publique de la démocratie et rendre indépendant  le financement de la vie publique et politique, notamment pour financer les initiatives citoyennes et faciliter l’engagement de tous dans la vie démocratique

11. Des États généraux de la démocratie. Nous appelons à les convoquer. Ce que ça change : un grand débat national pour refonder nos règles communes.

12. Le référendum pour trancher. Nous demandons que les modifications de la Constitution issues des États généraux soient ratifiées par référendum.

13. Le droit de vote à 16 ans. Nous demandons de l’ouvrir pour les élections locales et européennes.

14. Vote obligatoire et reconnaissance du vote blanc. Reconnaître enfin le vote blanc et instaurer le vote obligatoire pour réengager tout le monde et transformer la frustration en expression démocratique.

Notre système de santé manque d’un cap durable. Il a besoin d’une vision à long terme, construite avec ceux qui soignent et ceux qui sont soignés.

15. Une loi de programmation santé tous les 5 ans. Nous demandons une loi d’orientation rédigée par des groupes de travail réunissant parlementaires, anciens ministres, professionnels de santé et citoyens.

16. Qui décide, qui finance ? Nous demandons un groupe de travail consacré à la gouvernance et au financement, dans le cadre de cette loi.

17. « La santé, c’est la vie ! » Nous adressons le projet de loi (3ᵉ version en cours de consolidation) à tous les relais d’opinion et lançons une campagne nationale.

L’inclusion des personnes en situation de handicap reste trop souvent une promesse. Aides mal ciblées, accompagnants précarisés, démarches en ligne inaccessibles : il est temps de passer aux actes.

18. Des aides publiques contrôlées. Nous demandons des mécanismes de contrôle pour garantir que les aides servent réellement les personnes en situation de handicap.

19. Changer le regard sur le handicap. Nous demandons des campagnes de sensibilisation et des journées d’initiation pour les personnels des entreprises et des écoles.

20. Un vrai métier pour les AESH. Nous demandons 120 heures de formation et un contrat de 35 heures pour les accompagnants d’élèves en situation de handicap.

21. Un service public numérique accessible à tous. Nous demandons l’accessibilité de tous les sites et outils numériques de la fonction publique.

22. L’inclusion, valeur de la République. Nous demandons de l’inscrire à l’article 1er de la Constitution.

Pour être crue, la justice doit être indépendante et comprise. Aujourd’hui, la politique pénale relève du gouvernement, et l’emballement médiatique comme les réseaux sociaux brouillent son message.

23. Une politique pénale indépendante. Nous demandons une autorité publique indépendante, le Conseil supérieur de la justice et du droit, dont le directeur national de l’action publique définit la politique pénale et rend des comptes au Parlement.

24. Une charte justice et médias. Nous demandons une charte de communication qui engage tous les acteurs d’un procès et la presse.

25. Des magistrats pour réguler les réseaux sociaux. Nous demandons que des magistrats spécialisés contrôlent les algorithmes, avec le pouvoir d’interdire effectivement en Europe les plateformes qui enfreignent les règles.

Les entreprises font vivre les territoires, mais elles sont trop peu associées aux politiques publiques qui les façonnent. Faire territoire, c’est décider ensemble.

26. La concertation, une obligation. Nous demandons une concertation obligatoire entre acteurs économiques et pouvoirs publics pour coordonner les politiques du territoire.

27. Une gouvernance partagée du territoire. Nous demandons une instance réunissant les entreprises et tous les autres acteurs locaux, sur le modèle des bassins versants pour l’eau.

28. Repenser l’intérêt général. Nous demandons de réinterroger l’intérêt général porté par l’État et les institutions, et d’inventer des formes de décision collégiale.

29. La France dans 20 ans, imaginée par les Français. Nous lançons le G5M, une grande réflexion citoyenne sur la vision du pays à l’horizon de 20 ans.

La culture fait la singularité de la France, mais ses créateurs sont fragilisés et son accès reste inégal. Ceux qui en tirent le plus de profits doivent contribuer à la financer.

30. Le streaming contribue à la création. Nous demandons une taxe de 0,01 % sur les bénéfices des plateformes de streaming, pour un fonds d’environ 20 M€ dédié à la création indépendante.

31. Sanctuariser le statut d’intermittent. Nous demandons de garantir ce statut, symbole de l’exception culturelle, avec un fonds de pérennisation d’au moins 1 % du budget culturel national.

32. Évaluer le Pass Culture. Nous demandons son évaluation, puis une réorientation de ses priorités.

33. Le livre pour tous. Nous demandons 10 % de livres adaptés dans toutes les bibliothèques publiques et l’extension du prix unique du livre au braille.

Les jeunes veulent s’engager, mais les dispositifs sont éparpillés et l’école prépare trop peu à la citoyenneté active

34. Un guichet unique pour la jeunesse. Nous demandons une plateforme qui centralise tous les dispositifs destinés aux jeunes, pour eux, leurs familles et les futurs employeurs.

35. Un parcours citoyen dès la 6ᵉ. Nous demandons de le rendre obligatoire pour tous les collégiens.

36. Ouvrir l’école aux associations. Nous demandons de faciliter leur intervention dans les établissements scolaires.

37. Un « service act » à la française. Nous demandons, dès le primaire, un enseignement consacré à l’engagement, au bénévolat et aux arts de la parole.

Pour se déplacer autrement, les Français ont besoin de visibilité et de prix accessibles. Or les règles changent sans cesse et le coût de l’énergie pèse sur les ménages.

38. Des règles fiscales stables. Nous demandons la stabilité réglementaire et une fiscalité pérenne : 15 lois en 5 ans, c’est trop.

39. Un prix de l’électricité plafonné. Nous demandons le plafonnement du prix de l’électricité domestique.

40. Une TVA réduite sur les véhicules électriques. Nous demandons de baisser la TVA à l’achat.

41. Un écosystème pour innover. Nous demandons un environnement qui favorise l’innovation technologique dans la mobilité.

La désinformation ne connaît pas de frontières : elle est devenue une arme diplomatique utilisée par les puissances en guerre. La réponse doit être internationale, et les citoyens doivent y prendre part.

42. Fléchage de l’impôt. Pour donner le pouvoir à chacun d’orienter directement une part de sa contribution vers des priorités d’intérêt général (transition écologique locale, services publics de proximité, soutien au tissu associatif..).

43. Ce qu’il en coûte. Après le quoi qu’il en coûte, exigeons le “Ce qu’il en coûte” avec une feuille d’impôt transparente et détaillée pour permettre à chaque Français de visualiser la répartition concrète de ses contributions (Santé, Éducation, Justice, Transports…).